Les Guerres par Procuration : Mieux que les Jeux Vidéo pour Enfants, et Ça Rapporte Vraiment

Ah, les enfants et leurs petits jeux innocents : Fortnite, Roblox, bagarres de cour de récré avec des règles absurdes et zéro enjeu. Des heures perdues à cliquer sur des boutons virtuels, à collectionner des skins qui valent moins qu’un ticket de métro, pendant que le monde réel continue de tourner sans eux. Une perte de temps monumentale, un gâchis de neurones qui ne produit rien : ni armes plus performantes, ni alliances renforcées, ni économies boostées. Juste des gamins qui grandissent avec des réflexes de souris et des rêves de loot boxes.

Et puis il y a les vrais jeux, ceux des adultes qui portent des cravates ou des uniformes kaki : les guerres par procuration. Là, on ne parle plus de pixels qui explosent, mais de pays entiers qui servent de terrain de test grandeur nature. L’Ukraine ? Un laboratoire géant où les États-Unis testent leurs drones, leurs missiles Javelin et leurs systèmes d’IA anti-russes sans risquer un seul GI sur le sol. La Russie, de son côté, affine ses tactiques hybrides, ses cyberattaques et ses vagues humaines, pendant que l’Europe regarde et se dit : « Tiens, faut peut-être augmenter le budget défense, hein ? » Résultat : des avancées technologiques concrètes, des industries qui tournent à plein régime, des emplois créés chez Lockheed Martin ou Rheinmetall, et des rivaux qui s’épuisent mutuellement. Du win-win pour les parrains, même si les pions saignent.

Historiquement, c’est du déjà-vu. Prenez l’Afghanistan des années 80 : les Américains filent des Stinger aux moudjahidines, les Soviétiques se saignent à blanc avec des milliards et des cadavres, et boom, l’URSS s’effondre en 1991. Les USA gagnent la Guerre froide sans avoir tiré un coup de feu direct. Ou la Guerre d’Espagne : Hitler envoie ses Luftwaffe tester les bombardements massifs sur Guernica, Franco gagne, et l’Allemagne entre en WWII avec des pilotes rodés et des tactiques affinées. Vietnam ? Les Soviétiques et les Chinois testent leurs MiG et leurs SAM contre les B-52 US, pendant que Washington apprend à perdre dignement (ou pas).

Aujourd’hui, en 2026, c’est pareil mais en mieux. L’Ukraine est le terrain d’essai parfait : drones kamikazes low-cost qui ridiculisent les chars russes, guerre électronique qui brouille tout, hypersoniques qui font flipper l’OTAN. Les États-Unis restent spectateurs confortables, vendent des armes à tour de bras, affaiblissent Moscou sans envoyer leurs boys, et préparent le prochain round contre Pékin (coucou Taïwan). Les Européens, eux, profitent de l’occasion pour se réveiller : budgets défense qui explosent, usines qui tournent 24/7, et une unité anti-russe qui n’existait plus depuis 1989. Même les Kurdes ou les Houthis, ces petits proxies oubliés, servent de cobayes pour voir jusqu’où les missiles balistiques iraniens ou les drones chinois peuvent aller.

Et les « jeux d’enfants » dans tout ça ? Ils restent des jeux d’enfants. Pas de retombées stratégiques, pas d’innovation, pas de redéfinition de l’ordre mondial. Juste des ados qui gaspillent leur vie sur des écrans, pendant que les vrais joueurs – Washington, Moscou, Pékin – redessinent la carte avec du sang et des contrats juteux. Politiquement incorrect ? Bien sûr. Cynique ? Absolument. Mais c’est la vérité nue : une guerre par procuration, même horrible pour ceux qui la subissent, est un investissement rentable pour les grands. Elle développe des technologies, casse des empires rivaux, et restructure l’économie mondiale. Les gosses qui jouent à Call of Duty ? Ils ne font que simuler ce que leurs aînés font en vrai, et en pire : pour du fric et du pouvoir.

Alors, la prochaine fois que vous verrez un gamin scroller sur TikTok en regrettant de ne pas être « pro player », dites-lui : « Mon petit, si tu veux vraiment changer le monde, arrête de jouer et deviens proxy. Ou sponsorise-en un. C’est là que ça se passe. »

Et si ça choque ? Tant mieux. C’est le but du jeu.

BASEL BULBUL

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